Entretien
S’occuper d’une chaîne de transmission
La chaîne est la pièce qui récompense le plus dix minutes tous les quinze jours, et presque personne ne les lui donne.
Par Jean-Benoit Buisson
En quoi consiste réellement le travail
Nettoyer. Graisser l’intérieur. Attendre.
Sauter la première étape revient à graisser du gravier dans les rouleaux. Sauter la troisième revient à en projeter l’essentiel sur le bras oscillant au premier virage.
La seule exigence ferme
La compatibilité avec les joints. Les joints toriques, en X et en Z sont de petits joints de caoutchouc qui retiennent la graisse d’usine à l’intérieur de chaque maillon. Un lubrifiant qui les gonfle ou les durcit laisse cette graisse s’échapper, et la chaîne s’use alors là où rien de ce que vous appliquez ne pourra jamais atteindre.
Tous les lubrifiants de chaîne de ce catalogue indiquent leur compatibilité avec les joints — sauf un, qui publie trois points et dont aucun n’est celui-là.
Les deux instructions que la plupart des motards ratent
Sur l’intérieur. Le brin intérieur emporte le lubrifiant à travers les rouleaux quand la chaîne tourne.
Attendre une heure, idéalement une nuit. Un fabricant publie exactement cela, et c’est la différence entre graisser une chaîne et décorer une moto.
Ce qui rend le travail possible tout court
Une béquille arrière qui laisse la roue tourner. Une béquille qui tient le pneu tient la roue, et une chaîne ne peut pas se faire correctement dessus.
Une béquille de ce catalogue se démonte — ce qui veut dire que le travail peut se faire en voyage et non seulement au garage, et pour qui roule loin avec une chaîne c’est là tout l’argument.
Le petit détail qui décide si cela se fait
Ne pas être à court. La raison pour laquelle une chaîne reste sèche, c’est une bombe vide un dimanche matin, ce qui est l’argument honnête pour en acheter plus d’une à la fois.